L’engouement pour le crowdfunding

Le crowdfunding immobilier a le vent en poupe en France. La nouvelle fiscalité, les taux d’emprunt historiquement bas et un billet d’entrée minimum très faible pour un rendement contractuel attractif en font un nouveau véhicule d’investissement pour les particuliers comme les entreprises très prisé aujourd’hui.

Alors le crowdfunding immobilier qu’est-ce que c’est ?

C’est un investissement qui consiste à prêter de l’argent à un promoteur immobilier pour l’aider à financer un projet, via une plateforme de financement participatif (crowdfunding en anglais). Le taux de rendement pour l’investisseur se situe entre 8 et 12% annuel contractuel. La plateforme se rémunère elle en facturant directement le promoteur sur les sommes collectées pour son projet.

Est-ce dénué de tout risque ?

Bien-sûr que non ! Alors attention aux conditions de cet investissement spécial : premièrement, c’est un investissement illiquide : la somme est bloquée pendant toute la durée du projet, qui peut être de 12 à 18 mois en moyenne. On note aussi un taux de défaut certes faible mais existant : en moyenne 1,2% selon la plateforme Homunity. Si le promoteur fait défaut, l’argent investi peut être perdu partiellement ou totalement.

Les points attractifs restent que le rendement n’est pas aléatoire, il est contractuel et relativement élevé. Le billet d’entrée minimum est de 1000 euros, ce qui ouvre cette technique d’investissement à un très grand nombre de particuliers qui souhaitent trouver des investissements alternatifs aux solutions habituelles et communes.

Le crowfunding d’un projet est toujours adossé à un emprunt bancaire validé par une banque prêteuse. Les plateformes s’assurent de la viabilité des projets via une sélection des promoteurs et des projets sur des critères de stabilité financière. Ainsi, pour le particulier qui investi le risque est calculé et minimisé par la plateforme de crowdfunding. Les plateformes se doivent elles-mêmes de respecter les critères de conseiller en investissement imposées par l’AMF.

Les nouvelles fiscalités plus avantageuses pour ce type de produit que l’année passée ( passage à la fameuse « flat taxe » en 2018, qui taxe les plus-values à 30 % de manière fixe ) et les taux d’emprunt bas ont permis à ces techniques d’investissement et aux plateformes de se développer très rapidement en France depuis le début de l’année, et les acteurs du secteur pensent que ce n’est pas près de ralentir.