Que donnent les nouvelles lois sur l’immobilier sous Emmanuel Macron ?

Parmi les promesses de campagne d’Emmanuel Macron figuraient une série de réformes et changements concernant l’imposition et la réglementation autour de l’immobilier.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Quelles sont les mesures en place et à quoi doivent s’attendre acquéreurs et investisseurs immobiliers en 2018 ?

Tout d’abord jettons un œil sur les reformes fiscales sur l’immobilier :

Concernant les aides : le PTZ sera maintenu jusqu’en 2021 dans les grandes agglomérations, et ne ciblera que le neuf ( vente sur plans et maisons individuelles ). Pour ces zones il comptera pour 40 % du projet immobilier. En revanche, pour les villes moyennes et secteurs ruraux, il n’est prolongé que jusque fin 2019. Il financera 20 % du projet immobilier dans le neuf et 40 % pour de l’ancien avec travaux.

Concernant les taxes : L’ISF devient L’IFI ( impôt sur la fortune immobilière ). La taxe transformée vise donc uniquement les biens immobiliers, en gardant la même structure de fonctionnement que l’ISF, à savoir que les patrimoines immobiliers concernés sont ceux dont la valeur dépasse 1.3 millions d’euros.

L’imposition se situera comme précédemment entre 0.5 % et 1.5 % et abattement sur la résidence principale sera maintenu, à hauteur de 30%.

Selon les promesses de campagne du chef de l’Etat, la taxe d’habitation ne devrait plus concerner 80% des français, à horizon 2020.

Alors, les réformes immobilières mises en place par Emmanuel Macron vont-elles faire chuter la pierre ? Pas si sur.

Tout d’abord la demande en logement ne s’atténue pas, c’est même l’inverse. Une demande de plus en plus forte chaque année vient faire contre-poids de ces mesures : près de 900 000 transactions annuelles dans l’ancien, et le neuf est porté par l’investissement Pinel qui est reconduit.

Le marché immobilier reste dynamique, la demande croissante ainsi que les taux d’intérêts encore historiquement bas pourraient contribuer à maintenir l’ascension des prix de l’immobilier en 2018.