Crédit immobilier : uniquement en CDI ?

Les auto-entrepreneurs : grands oubliés du crédit immobilier ?

 

Obtenir un crédit immobilier pour financer le bien de vos rêves n’est pas forcément une promenade de santé. Mais bien que les conditions requises par les banques permettent à une grande partie des salariés de trouver une solution, c’est ironiquement pour les chefs d’entreprises que c’est plus délicat.

C’est le constat fait par certains grands cabinets de courtage dont Pilier Courtage pour le premier semestre 2018.

Environ 87% des crédits immobiliers sont accordés à des personnes dotées d’un CDI, le fameux sésame tant convoité censé être synonyme de stabilité des revenus.

Bien que les revenus chefs d’entreprises, micro-entrepreneurs et auto-entrepreneurs soient de manière générale plus élevés que ceux de salariés, les conditions exigées par les banques pour l’obtention d’un crédit sont beaucoup plus restrictives.

En effet, pour un dirigeant d’entreprise, auto-entrepreneur et autres professions non salariées, il faut présenter au minimum 3 bilans d’activités, qui serviront pour le calcul de l’endettement autorisé.

Ce procédé limite aussi beaucoup la capacité d’endettement de ce type de profil car la banque prendra en compte le net imposable, c’est-à-dire les revenus nets fiscaux après l’abattement auxquels les autoentrepreneurs ont le droit.

Bien souvent, les futurs entrepreneurs doivent faire le choix entre lancer leur activité et acheter un bien immobilier.

L’environnement de taux bas a attiré une demande très forte en crédit immobilier, ce qui laisse le choix aux banques des profils choisis.

Ce phénomène n’a pas bénéficié aux personnes en situation de CDD ou en situation d’endettement estimé élevé.