Acheter pour louer : est-ce encore une bonne affaire ?

Investir dans l’ancien pour louer nécessite d’être particulièrement vigilant. Voici les quelques données générales à connaître avant de se lancer.

Alors qu’en 2017 les prix des logements anciens sont remontés en flèche dans de nombreuses grandes villes, les candidats à l’investissement vont-ils pouvoir souffler ?

Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents précise : « On a observé depuis fin 2017 un léger ralentissement des volumes et des hausses de prix« .

A Paris, les propriétaires se réjouissent temporairement de l’annulation du plafonnement des loyers, qui leu redonne de la marge pour piloter leurs revenus. En revanche, la règle limitant à l’indice IRL (0,90% fin 2017) la hausse de loyer possible entre deux locataires reste, elle, en vigueur.

De manière plus globale, le sujet du budget travaux est aujourd’hui étudié de prêt par le gouvernement, et notamment dans le cadre des rénovations énergétiques. Le gouvernement a présenté en novembre dernier son plan de rénovation énergétique qui prévoit des changements selon les profils des biens. Il souhaite pénaliser les « passoires thermiques » qui subiront un malus, via une taxe foncière ou des droits de mutation augmentés. Les travaux bénéficient quand même aux bailleurs qui pourront déduire ces dépenses de leur impôts et permettent également de retrouver plus rapidement des locataires, surtout dans certaines régions où la demande n’est pas excessive.

Concernant la fiscalité, plusieurs choses sont désormais appliquées :

Pour bénéficier du régime microfoncier, il faut que vos revenus fonciers soient inférieurs ou égaux à 15000 euros par an, auquel cas vous bénéficierez d’un abattement de 30% environ sur vos loyers touchés. En revanche, si vos revenus fonciers dépassent 15000 euros par an alors vous relevez du régime réel qui permet notamment de déduire du loyer les charges et le montant des intérêts d’emprunts dans la limite du montant des loyers.

Le patrimoine immobilier quant à lui est soumis depuis début 2018 au nouvel impôt appelé IFI, qui vient remplacer l’ISF, et possède les mêmes seuils d’entrée et barème.